Nous serions bien restés quelques jours de plus dans ce village si accueillant, mais il fallait reprendre la mer.
Une escale utile où nous avons remonté une rivière en dingy afin de faire notre lessive 🤣😂🤣
Avant de poursuivre notre route, Andrew tenait absolument à retrouver un village où il était venu, seize ans plus tôt, installer des panneaux solaires dans une école.
Après une courte navigation, nous avons de nouveau franchi le récif pour aller explorer ce qui semblait être le bon endroit. C'était le dernier village au bout de la route. Malheureusement, ce n'était pas celui qu'Andrew recherchait car en 16 ans la route avait progressée !
Qu'importe ! L'accueil y fut, une fois de plus, particulièrement chaleureux.
Une fois par semaine les femmes se réunissent pour travailler ensemble ; elles préparent les feuilles de pandamus qu'elles font sécher pour le tressage et comme papier à cigarette.
![]() |
| tressage des nattes |
![]() |
| ces pecheurs nous ramène à notre annexe |
La première est la propriété d'un homme très fortuné. L'île est magnifiquement entretenue par plusieurs employés. Son propriétaire était absent, mais le gardien nous a gentiment fait visiter les lieux. Un petit paradis impeccablement entretenu.
La seconde appartient à Tim, un personnage dont tous les habitants nous parlent avec affection. Arrivé autrefois en voilier, il avait passé beaucoup de temps à aider le village en installant l'eau courante et des toilettes. En remerciement, les habitants lui avaient offert une île !
Il y avait ensuite créé un atelier de réparation de moteurs hors-bord ainsi qu'une petite boutique. Son voilier a malheureusement coulé lors d'un cyclone. Sa femme est repartie et il a refait sa vie avec une femme du village, qui vit aujourd'hui seule sur l'île car Jim est décédé.
Nous sommes allés lui rendre visite. Une rencontre simple et touchante, comme les Fidji savent si bien en offrir.
En rentrant, nous retrouvons deux pêcheurs du village. Ils tiennent absolument à nous offrir... le seul poisson qu'ils ont réussi à attraper de la journée !
Encore une belle démonstration de la générosité fidjienne.
Nous refusons mais pour les remercier, nous les invitons à boire le thé à bord. Ils apprécient la visite mais tout particulièrement les biscuits !
En discutant, nous apprenons qu'ils ne boivent plus d'alcool depuis leur conversion religieuse. Enfin... je ne sais plus exactement à quelle religion ils appartiennent. Il paraît qu'il y en a quatre différentes dans le village !
Le lendemain, changement complet d'ambiance.
Il nous faut rejoindre Labasa, car le visa d'Andrew expire dans une semaine.
Depuis 3 semaines, il essaie désespérément de régler sa demande de prolongation en ligne. Plusieurs cartes bancaires, plusieurs navigateurs Internet... toujours le même résultat : paiement refusé.
De mon côté, j'avais reçu un e-mail m'informant que ma prolongation de visa avait été acceptée. Il ne me restait plus qu'à me présenter dans un bureau de l'immigration pour finaliser la procédure.
Nous pensions devoir faire quatre heures de bus aller-retour jusqu'à Savusavu, avant de découvrir, avec soulagement, qu'il existait également un bureau d'immigration à Labasa.
Bonne nouvelle !
Lorsque nous arrivons dans cette zone plus fréquentée et qu'il est important de bien voir devant, voilà comme le barre:
Nous avons tenté de remonter la rivière en voilier jusqu'à la ville... jusqu'au moment où nous avons touché le fond vaseux près de l'embouchure. Fin de l'aventure !
![]() |
![]() |
| remarquez le poisson qui court sur l'eau ! Stylée la photographe !! 😜 |
Nous attachons le dinghy près du pont... avant de réaliser que l'endroit semble servir de lieu d'échanges de drogue. Pas vraiment idéal pour laisser notre embarcation ! Nous trouverons un peu plus tard un endroit beaucoup plus rassurant et en plus, plus pratique.
Direction le bureau de l'immigration.
Les agents paraissent d'ailleurs assez surpris d'apprendre que nous sommes arrivés... en voilier puis en dinghy !
Andrew me laisse passer la première, persuadé que ce sera une simple formalité.
Eh bien... pas du tout !
Je découvre que l'administration m'a accordé une "prolongation" de visa... jusqu'au 2 août, alors que mon premier visa était valable jusqu'au... 8 août !
Une prolongation qui raccourcit mon séjour... il fallait y penser !
La raison ? Mon billet d'avion retour est prévu le 2 août.
Pourtant, j'avais justement attendu d'obtenir mon extension avant de modifier mon vol. Et si je décidais finalement de repartir en bateau ? Manifestement, cette logique ne semble pas être celle de l'administration fidjienne.
L'agent de Labasa ne peut rien décider lui-même. Mon dossier doit repartir auprès du "grand chef" de l'immigration des Fidji, comme nous l'appelons désormais. On doit m'appeler; seulement petit problème, nous n'avons pas souvent la 4G dans les coins perdus où l'on va ... 🤔🫡😏😵💫😕🙃
Le cas d'Andrew, en revanche, est réglé beaucoup plus rapidement. Les agents connaissent parfaitement les problèmes de paiement sur leur site Internet. Il règle donc directement en espèces et sa demande est enregistrée. Ils peuvent mettre jusqu'à vingt-et-un jours pour donner une réponse, mais en attendant il est autorisé à rester légalement dans le pays.
Après plus d'une heure passée dans les bureaux, nous repartons finalement satisfaits : la balle est désormais dans leur camp et nous pouvons continuer notre navigation.
Il reste cependant une petite inquiétude : le passeport d'Andrew expire dans seulement trois mois. Nous espérons que cela ne posera pas de problème pour l'obtention de la prolongation. Sinon... ce sera probablement un retour anticipé vers l'Australie.
Avant de repartir, nous profitons de notre passage à Labasa pour faire quelques courses : un peu de nourriture, mais surtout du matériel technique pour le bateau. Les escales administratives sont rarement les plus passionnantes... mais elles font aussi partie du voyage !
![]() |
| un baliste acheté au marché qui finalement n'était pas terrible |





























Je me regale....bonne chance pour vos démarches bises
RépondreSupprimer