Après douze heures de navigation paisible, les premières îles des Yasawa se dessinent enfin à l'horizon. Un comité d'accueil exceptionnel nous y attend : toute une bande de dauphins vient jouer autour du bateau. J'adore ces rencontres, c'est si rare aux Fidji.
Les Yasawa forment un long chapelet d’îles volcaniques qui s’étire au nord-ouest de Viti Levu. Réputé pour ses plages de sable blanc, ses eaux turquoise et ses reliefs escarpés, l’archipel est l’une des destinations les plus touristiques des Fidji. On y trouve de nombreux resorts, des clubs de plongée. Malgré cette fréquentation, il suffit souvent de s’éloigner un peu des principaux mouillages pour retrouver le calme, des villages fidjiens authentiques et des paysages toujours aussi grandioses.
Nous mouillons au nord de la grande île septentrionale des Yasawa. Ensuite, nous faisons le sevusevu à terre, dans le premier village que l'on rencontre. Il s'agit de Yasawa-i-rara. À notre grande surprise, le chef est une femme de 80 ans. Mais en fait, c'est son fils qui dirige la cérémonie. Comme nous sommes un peu à court de kava, parce que nous sommes partis depuis longtemps, on a divisé les bottes que l'on avait. Et on a rajouté un paquet de kava broyé. Ça n'a pas été apprécié, on s'est fait rappeler à l'ordre, comme quoi c'était une insulte.
Dans les Yasawa, l'accueil a été très différent des villages précédents. Là où peu de visiteurs passent d’habitude, ici, de nombreux voiliers croisent chaque semaine, rejoints parfois par des petits bateaux de croisière. La proximité des resorts apporte aussi des visiteurs. On sent que cela crée davantage d'opportunités pour gagner un peu d'argent. Mais on a parfois l'impression d'être plus sollicité pour de l'argent que réellement accueilli, comme dans les villages précédents.
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| le fait d'être endimanché ne nous empêche pasde se balader sur la plage ! |
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| et de crapahuter |
Nous avons été copieusement secoués toute la nuit par une forte houle. Autant dire qu’au petit matin, nous n’avons pas eu besoin de réveil : le bateau s’en était chargé ! 😄
Nous avons donc appareillé pour rejoindre la baie suivante, qui, sur le papier, semblait nettement mieux protégée de la houle. Direction Champagne Bay, Rien que le nom donne envie de sabrer une bouteille, mais on s'est contenté de la plage, immense, sable fin, pas un chat, à part nous
Une fois à terre, nous sommes partis nous balader avec l’idée de grimper jusqu’au sommet de la montagne. Finalement, plutôt que de jouer les explorateurs de l’extrême, nous avons trouvé une route… et même un villageois tranquillement occupé à travailler dans ses cultures. La montagne attendra !
Sur le chemin du retour, nous avons été rattrapés par une joyeuse troupe d’enfants qui rentraient de l’école du deuxième village. Ils rejoignaient Champagne Bay à pied pour prendre le bateau qui devait les ramener chez eux, à Rara. Ils couraient pour ne pas être en retard, car sinon on les aurait frappé 😯
Le bateau n’était pas encore là… Nous avons donc eu tout le temps de profiter de leur compagnie, pour notre plus grand bonheur.
Et là, quel moment ! Les enfants se sont mis à chanter, à danser, à rire… et m’ont même préparé une petite chanson avec mon prénom. 🥰
Un véritable petit spectacle improvisé, rien que pour nous !
Nous avons adoré ce moment de partage, simple, spontané et tellement chaleureux. C’est exactement pour ces instants-là que l’on aime voyager : quelques enfants, un bateau en retard, beaucoup de rires… et des souvenirs qui réchauffent le cœur!
Le lendemain matin, nous voilà repartis pour une grande marche sur l’immense plage de Champagne Bay. Du sable fin à perte de vue, une eau magnifique et personne à l’horizon : franchement, difficile de se plaindre ! Une vraie parenthèse paradisiaque… et une excellente façon de se dégourdir les jambes.
Après cette belle balade, il fallait évidemment penser à l’essentiel : se désaltérer ! Et quoi de mieux qu’une noix de coco fraîchement cueillie ?
Andrew s’est donc lancé dans une expédition « noix de coco », sauf qu’un petit détail venait compliquer l’affaire : nous n’avons pas de machette ! Qu’à cela ne tienne ! Il a ressorti le fameux système D, version Robinson Crusoé des mers du Sud. Une technique qu’il avait d’ailleurs largement améliorée grâce aux conseils des enfants rencontrés la veille.
Après quelques essais et beaucoup de bonne volonté, victoire ! Nous avons enfin réussi à ouvrir les noix de coco et à déguster leur jus bien frais. Un vrai régal… et finalement, pas besoin de grand-chose pour être heureux : une plage, quelques cocotiers et un Andrew armé de son système D !
Après une petite nav de deux heures bien agréable on a fait escale dans la baie de Ndevoi. Il y avait encore trop de vent pour faire du snorkeling alors nous sommes partis marcher.














