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| la baie de Savusavu |
Samedi, je décide de le laisser à son bricolage et de partir me balader en ville en stop. À mon arrivée, je tombe sur une procession d’Indiens qui chantent « Hare Krishna ». On m’explique qu’ils vont faire une distribution gratuite de nourriture au marché. Lorsque les Fidji étaient une colonie britannique, ils ont fait venir beaucoup de main-d’œuvre d’Inde pour travailler dans les plantations de canne à sucre — aujourd’hui encore, cette culture est bien présente.
Je me balade tranquillement, puis je fais la sieste sur l’herbe, à l’ombre, pendant les heures les plus chaudes… comme les locaux. Une vraie journée détente, et ça m’a fait du bien.
Vendredi, nous avions demandé au chef de chantier s’ils pouvaient exceptionnellement autoriser Ben à finir notre antifouling — il ne restait qu’une journée de travail à 3 ouvriers. Lundi, on relance : il nous dit que quelqu’un de la direction va nous appeler. Mardi, toujours rien. On rappelle, et là, une nana nous dit qu’elle ne veut rien dire au téléphone et qu’il faut passer la voir à la marina… Ça ne présage rien de bon, et ça veut dire encore perdre une demi-journée. On répondra qu’on passera plus tard, quand on sera disponibles.
Mercredi matin, je décide de m’attaquer moi-même à l’antifouling. Un déluge m’oblige à patienter, mais j’arrive quand même à faire la moitié d’une coque dans la matinée. L’après-midi, au moment où je m’apprête à reprendre, coup de fil de Ben : il viendra demain, il a pris l’assurance demandée… Allez, on veut y croire encore. Du coup, j’arrête.
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| on test le moteur de l'annexe. Ca marche ! Youpiiii ! |
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| c'est toujours autant le foutoire ... |
Mais évidemment, un nouveau contretemps arrive : Thierry, qui avait démonté le circuit d’eau pour vérification, s’aperçoit que les roulements à billes sont morts. Et bien sûr, c’est une pièce particulière qu’on ne trouve pas à Savusavu.
Direction Labasa
Samedi, nous partons jusqu’à Labasa, la plus grande ville de l’île, à une heure et demie de route, pour essayer de trouver cette fameuse pièce. Ça me permet enfin de visiter un peu les Fidji… même si ce n’est pas en bateau.
Nous franchissons la chaîne montagneuse qui monte jusqu’à 600 mètres d’altitude. Là-haut, il y a de nombreux pins exploités pour la forêt. Puis, de l’autre côté, s’étire une grande plaine couverte de champs de canne à sucre.
Labasa n’est pas une ville particulièrement jolie, mais nous en profitons pour aller au marché et faire des courses dans un grand supermarché, un peu mieux achalandé qu’ici. Je trouve enfin des céréales comme je les aime !
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| leur papier à cigarette |
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| racine de cava |
Malheureusement, la pièce reste introuvable à Labasa. Mais, par chance, nous tombons sur un spécialiste qui comprend immédiatement de quoi nous parlons. Il nous commande la pièce depuis Suva, la capitale des Fidji.
La pièce doit arriver mercredi par avion, puis il la confiera à un chauffeur de bus qui vient jusqu’à Savusavu. Avec un peu de chance, nous pourrons la récupérer à la gare routière.
Un mois déjà
Cela fait maintenant un mois que je suis aux Fidji… et nous sommes toujours coincés sur le chantier.
D’autres Français sont arrivés avec un magnifique Amel. Ils sont vraiment sympathiques et, le soir, nous allons dîner ensemble en ville. Ça fait du bien de parler voyages… et pas seulement pannes et mécanique.
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