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10 mai 2026

Savusavu : toujours bloqués au chantier…


la baie de Savusavu
 Une nouvelle panne apparaît dans la distribution de l’eau. Thierry va y passer quatre jours à faire et refaire des manips. Un coup ça marche, un coup ça ne marche plus. La pompe fuit, il y a de l'air dans les circuits ... Il change la pompe… et la pompe neuve disjoncte. Là, clairement, ça le rend fou.

Samedi, je décide de le laisser à son bricolage et de partir me balader en ville en stop. À mon arrivée, je tombe sur une procession d’Indiens qui chantent « Hare Krishna ». On m’explique qu’ils vont faire une distribution gratuite de nourriture au marché. Lorsque les Fidji étaient une colonie britannique, ils ont fait venir beaucoup de main-d’œuvre d’Inde pour travailler dans les plantations de canne à sucre — aujourd’hui encore, cette culture est bien présente.


Je me balade tranquillement, puis je fais la sieste sur l’herbe, à l’ombre, pendant les heures les plus chaudes… comme les locaux. Une vraie journée détente, et ça m’a fait du bien.

Vendredi, nous avions demandé au chef de chantier s’ils pouvaient exceptionnellement autoriser Ben à finir notre antifouling — il ne restait qu’une journée de travail à 3 ouvriers. Lundi, on relance : il nous dit que quelqu’un de la direction va nous appeler. Mardi, toujours rien. On rappelle, et là, une nana nous dit qu’elle ne veut rien dire au téléphone et qu’il faut passer la voir à la marina… Ça ne présage rien de bon, et ça veut dire encore perdre une demi-journée. On répondra qu’on passera plus tard, quand on sera disponibles.

Mercredi matin, je décide de m’attaquer moi-même à l’antifouling. Un déluge m’oblige à patienter, mais j’arrive quand même à faire la moitié d’une coque dans la matinée. L’après-midi, au moment où je m’apprête à reprendre, coup de fil de Ben : il viendra demain, il a pris l’assurance demandée… Allez, on veut y croire encore. Du coup, j’arrête.


on test le moteur de l'annexe. Ca marche ! Youpiiii !

c'est toujours autant le foutoire ...
Mes balades du soir sur la plage me font du bien. Si la marée est haute je vais nager. 



Vendredi, je motive Thierry pour mettre les bouchées doubles afin d’essayer de remettre le bateau à l’eau samedi. De mon côté, je termine enfin l’antifouling car nous n’avons toujours pas vu l’ombre de Ben.

Mais évidemment, un nouveau contretemps arrive : Thierry, qui avait démonté le circuit d’eau pour vérification, s’aperçoit que les roulements à billes sont morts. Et bien sûr, c’est une pièce particulière qu’on ne trouve pas à Savusavu.

Direction Labasa

Samedi, nous partons jusqu’à Labasa, la plus grande ville de l’île, à une heure et demie de route, pour essayer de trouver cette fameuse pièce. Ça me permet enfin de visiter un peu les Fidji… même si ce n’est pas en bateau.

Nous franchissons la chaîne montagneuse qui monte jusqu’à 600 mètres d’altitude. Là-haut, il y a de nombreux pins exploités pour la forêt. Puis, de l’autre côté, s’étire une grande plaine couverte de champs de canne à sucre.



Labasa n’est pas une ville particulièrement jolie, mais nous en profitons pour aller au marché et faire des courses dans un grand supermarché, un peu mieux achalandé qu’ici. Je trouve enfin des céréales comme je les aime !





leur papier à cigarette

racine de cava




Malheureusement, la pièce reste introuvable à Labasa. Mais, par chance, nous tombons sur un spécialiste qui comprend immédiatement de quoi nous parlons. Il nous commande la pièce depuis Suva, la capitale des Fidji.

La pièce doit arriver mercredi par avion, puis il la confiera à un chauffeur de bus qui vient jusqu’à Savusavu. Avec un peu de chance, nous pourrons la récupérer à la gare routière.

Un mois déjà

Cela fait maintenant un mois que je suis aux Fidji… et nous sommes toujours coincés sur le chantier.

D’autres Français sont arrivés avec un magnifique Amel. Ils sont vraiment sympathiques et, le soir, nous allons dîner ensemble en ville. Ça fait du bien de parler voyages… et pas seulement pannes et mécanique.

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02 mai 2026

Savusavu: le chantier s'éternise

 



Enfin une bonne nouvelle… grâce à Stéphane

Le lendemain, dimanche, Stéphane — notre copain de chantier — voyant bien notre désespoir (et surtout le mien 🥴), est venu prêter main-forte à Thierry.

Et heureusement qu’il l’a fait.

En faisant tourner le moteur, ils ont finalement constaté que le fameux coude d’échappement… n’était pas bouché du tout !

C’était pourtant le diagnostic affirmé par Ben depuis le début.

Autant dire que la découverte a eu un goût amer.

En revanche, la pompe de refroidissement — que Ben n’avait même pas démontée, oups ! 😲😠— s’est révélée un peu faiblarde.

Après un bon nettoyage, elle fonctionnait déjà beaucoup mieux. Mais en réalité, le vrai problème venait surtout des tuyaux, qui étaient remplis de cochonneries.

Le moteur repart enfin

La bonne nouvelle, c’est que le moteur est désormais en état de marche grâce à Stéphane.

Un immense soulagement après tous ces jours d’attente, de doutes et de faux diagnostics.

Malgré tout, Thierry souhaite quand même remplacer le coude d’échappement.

Et, contre toute attente, il compte encore sur Ben, qui affirme maintenant qu’il va en faire fabriquer un autre…

Je dois avouer que, personnellement, ma confiance en lui est plus que limitée à ce stade.

Encore quelques obstacles

Bien sûr, tout n’est pas encore réglé.

Il reste encore quelques bricoles à faire sur le moteur, ainsi qu’à trouver l’origine de la panne électrique des pompes de cale.

Et comme si cela ne suffisait pas, nous attendons depuis hier les ouvriers de Ben, censés venir faire l’antifouling.

J’avais proposé de m’en charger moi-même pour avancer enfin.

Mais Thierry, qui a déjà payé Ben pour le travail, tient à ce que ce soit lui qui le fasse.

Nous voilà donc, une fois de plus… dans l’attente.

Entre soulagement et impatience

Cette fois, au moins, le moral remonte un peu.

Le moteur tourne à nouveau, et cela redonne un peu d’espoir.

Mais l’impatience commence sérieusement à se faire sentir.

J'ai l’impression que chaque petite avancée demande une énergie folle à Thierry, et qu’à chaque étape il faut composer avec les retards, les imprévus… et parfois les personnes peu fiables.


L’antifouling… ou l’art de faire durer

Après trois jours d’attente supplémentaires, Ben et ses ouvriers finissent enfin par arriver… vers 10h du matin !

Ils sont trois.

À ce stade, on se dit naïvement que, cette fois, ça va avancer vite. Peut-être même que l’antifouling sera terminé dans la journée.

Mais évidemment… non.

À 16h, ils s’arrêtent net.

Motif : ils doivent aller en ville.

On se dit qu’ils reprendront le lendemain.

Sauf que le lendemain… personne.

Nouvelle excuse, nouveau blocage

Ben finit par donner des nouvelles.

Cette fois, il explique que le chantier lui demande de prendre une assurance pour pouvoir continuer à travailler sur place.

Et bien sûr, il n’a pas l’argent.

Et bien sûr… il essaie encore de demander à Thierry de payer.

Là, on commence vraiment à toucher le fond.

Encore une nouvelle excuse.

Encore un nouveau retard. Je suis prête à prendre le rouleau et à finir le job !

Pendant ce temps-là…

Thierry, lui, continue de s’acharner sur les moteurs.

Même si le principal est réglé, il reste encore des problèmes électriques à résoudre. Rien n’est jamais simple, et chaque avancée semble en cacher une autre à faire.

Le chantier n’en finit plus, mais on continue de s’accrocher. On avait espéré une mise à l'eau vendredi , soit 3 semaines apres mon arrivée mais nous allons devoir passer un nouveau week end avec les mouches et le bruit ! 😢😢😢