Translate

24 mai 2026

Koro

 Koro, entre grains, vagues et cocotiers


Nous avons atteint l'île de Koro après 5 heures de navigation... à la mode bretonne !


La pluie nous a accompagnés pratiquement tout le long du trajet, avec une mer bien agitée et des rafales montant jusqu'à 33 nœuds alors que seulement 15 étaient prévus. Nous avons pris des ris, serré les dents et enduré les conditions. Heureusement que la traversée n'était pas trop longue.



Pour finir, le vent a décidé de nous jouer un dernier tour : mal orienté pour notre destination, il nous a obligés à terminer au moteur. 😤

Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons encaissé tellement de paquets de mer que ma bannette a fini complètement trempée. Une arrivée tout confort... 😮‍💨🥴

Une fois au mouillage, le moral est vite remonté. Nous avons retrouvé nos amis Mark sur son catamaran, ainsi que Béa et André à bord de leur magnifique Amel.




Nous sommes ensuite allés faire un sympathique snorkeling à Black Rock, un petit îlot rocheux situé près de la passe. Au retour, nous avons exploré une petite plage face au banc de sable, et j'en ai profité pour jouer les singes dans les cocotiers !


3 cocotiers qui s'entremêlent 




Le soir, nous avons dîné au resort avec Béa, André et leurs amis. L'établissement met ses bouées à disposition des voiliers de passage à condition d'y prendre au moins un repas. L'accueil y était chaleureux et l'ambiance très agréable.

Le lendemain matin, Thierry m'a demandé de ne pas partir nager trop longtemps, car il envisageait peut-être de mettre le cap vers le sud. J'ai donc limité ma baignade matinale à cinq petites minutes... pour finalement découvrir que Thierry allait passer toute la matinée à hésiter entre les prévisions météo, le front nuageux qui se dessinait à l'horizon et les différentes options de route !

Résultat : nous ne sommes partis qu'à midi. Comme quoi, j'aurais largement eu le temps de profiter d'une vraie séance de natation...

Namena

 La Réserve marine de Namena a été créée en 1997 avec l’aide des communautés locales afin de la protéger de la pêche. Cette zone de plus de 70 km² se situe entre les deux grandes îles de Taveuni et Vanua Levu.

La réserve entoure la minuscule île de Namenalala et comprend un système récifal en forme de fer à cheval de plus de 30 km de long.

La particularité des Fidji c'est qu'il peut y avoir des récifs en pleine mer , pas forcément autour d'une ile

Nous mouillons après 4 heures d'une belle nav avec 15 noeuds montant jusqu'à 20 noeuds.
Il y a énormément d’oiseaux. Le soir, c’était un régal de regarder les frégates prendre les ascendances. Le lendemain, lors de ma natation matinale, j’ai été survolée par une vingtaine de fous de Bassan au bec bleu. Ils semblaient très intrigués par ma présence et passaient juste au-dessus de moi. C’était magnifique et presque magique d’observer leur grâce. Le lendemain, j’avais pris ma GoPro… mais ils ne sont pas revenus !



Après ce beau début de journée, nous avons fait un superbe snorkeling. Les coraux étaient magnifiques et la visibilité excellente. Il n’y a pas de rivière susceptible de déverser des eaux boueuses à cause des nombreuses pluies. J’ai dérangé un requin pointe blanche de lagon qui dormait sous une patate de corail. Un grand barracuda se promenait nonchalamment avant d’élire domicile sous le bateau.1

La météo était beaucoup plus clémente que depuis notre mise à l’eau, et les quelques rayons de soleil ont offert une très belle lumière à notre snorkeling.






Cela aurait été une journée parfaite si Thierry n’avait pas décidé de faire tourner le moteur pour recharger les batteries au moment où je m’apprêtais à servir le dîner. Le bruit et l’odeur du gasoil n’étant pas à mon goût, j’ai tout arrêté et je suis allée siroter un planteur dans le trampoline, avec ma musique dans les oreilles.

Les batteries ne rechargent pas très bien, mais cette baisse d’énergie a eu au moins un avantage : Thierry n’a pas laissé la radio allumée en continu toute la journée. J’ai ainsi pu profiter du calme et des délicieux sons de la mer et de la nature.

Nous devions passer plusieurs jours à Réserve marine de Namena pour découvrir d’autres sites de snorkeling et faire des plongées avec le club de Cousteau, qui devait nous récupérer au passage, mais la météo en a décidé autrement. Le vent devait tourner et nous ne serions plus à l’abri.

21 mai 2026

Wairiki :devant le Resort de JM Cousteau

 Deuxième mouillage… après 40 minutes de navigation.

On arrive dans une jolie baie avec, à la pointe, le magnifique resort de Jean-Michel Cousteau. Sur les coteaux, de grandes et belles maisons dominent la mer.




Le premier soir, Thierry a la gentillesse de me déposer à terre pour une petite balade. La plage n’existe qu’à marée basse. Au loin, on entend le grondement des vagues qui se brisent sur la barrière de corail.

Au retour, alors que j’attends sur le ponton du resort que Thierry vienne me chercher, je rencontre la compagne de Jean-Michel Cousteau. Elle me signale qu’une soirée culturelle est organisée ce soir-là, avec chants et danses des villageois d’à côté. Nous avons le droit d’y participer, et j’arrive à convaincre Thierry d’y aller. Sinon, j’y serais allée en kayak !

La soirée commence un peu façon Club Med, avec les enfants des clients invités à participer. 


Puis viennent les chants et les danses traditionnelles. Les voix sont magnifiques. J’ai beaucoup aimé… tout comme mon premier cocktail !

La cérémonie du cava







Jean Michel Cousteau






Nous avons fait un snorkeling mais pas terrible car peu de visibilité. Il fait vraiment pas beau depuis que nous avons mis le bateau à l'eau et toute cette pluie rend l'eau trouble.
Le lendemain, nous avons tenté une plongée avec le club de cousteau mais comme la mer était agitée, nous n'avons pas pu aller à l'exterieur de la barrière  de coral. 
les coraux sont beau mais peu de visibilité. Je testais la BCD que Thierry me prêtait mais elle n'arretait pas de se rcgonfler ! Je devais la vider toutes les 5 minutes. C'est craignose !
A la fin de la plongée, j'ai commencé à avoir de violents spasmes pour vomir. 🤮🤢 L'instructeur a d'abord pensé que j'éternuais et m'a ensuite escortée vers la surface très inquiet 😱
Je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai été malade ...
On fera mieux la prochaine fois 🤪

19 mai 2026

Savusavu : enfin sur l'eau

 Enfin sur l’eau !


On a quitté la sécurité de la cale de mise à l’eau dans l’après-midi pour aller ENFIN mouiller sur l’eau ! Une petite heure de navigation pendant laquelle on a même déroulé le génois. Quel délice, les caresses du vent et cette sensation de glisse…

On quitte enfin le chantier !

Au lieu d’aller à la marina ou de prendre une bouée, on a mouillé un peu à la sortie de Savusavu, devant le Daku Resort. On est les seuls au mouillage. Thierry a une belle annexe avec un moteur de 15 chevaux, ce qui nous permet d’être en ville en dix minutes. Le moteur fonctionne bien mais pas assez pour lui alors il le bricole encore ...

Malheureusement, le temps est plutôt pourri : gris, gris, avec parfois de la pluie. Mais quel bonheur d’avoir de l’air, le doux bruit du clapot et son bercement, plus de mouches et moins de moustiques ! Je prends mon pied avec ma séance de natation tôt le matin. Et je me rince à l’eau de pluie pour économiser l’eau douce.

On est restés quatre jours là. Thierry bricole un peu, mais surtout il récupère du stress et de la fatigue du chantier. Moi qui ai hâte de découvrir les Fidji, je dois encore patienter ! On a aussi passé beaucoup de temps en ville pour les dernières courses et pour rencontrer Béa et André.

Les hommes pour la messe ou être élégants portent un sarong ou pagne qui s'appelle Sulu ici 

On voit souvent des mangoustes. Je les trouve adorables !

Thierry a récupéré un de ses colis expédiés depuis l’Europe. Il a d’abord dû aller à la poste, qui l’a envoyé aux douanes. Là, il leur a expliqué qu’il s’agissait de pièces pour le bateau ; ils ont validé le tout en inscrivant qu’ils avaient inspecté le colis… et Thierry a finalement pu le récupérer à la poste de l’autre côté de la ville ! Toute l’organisation fidjienne… Il en attend encore un deuxième mais comme il ne sait pas où il est, j'espère qu'on va quand même partir naviguer.

On a tenté une séance de snorkeling, mais ce n’était pas terrible : très mauvaise visibilité à cause des pluies et pas grand-chose à voir. J’ai quand même eu le plaisir de retrouver “mes” petits poissons jaunes aux yeux bleus que j’adore !

Un soir, je suis allée marcher le long de la côte. La végétation est magnifique et le chant des oiseaux tellement bucolique. De beaux martins-pêcheurs me regardaient passer.

Les arbres hébergent beaucoup de plantes épiphytes


Sculture faite dans le tronc d'une fougère arborescente


15 mai 2026

Savusavu: la dernière ligne droite !?

 

Petite échapée à Savusavu sur la terrasse de Copra Shed

pêcheur sur leur radeau en bambou typiques, appelés Bilibili, assemblés avec des lianes  ou des fibres de coco 

Stéphane a finalement réussi à convaincre Thierry que, vu la faible distance à parcourir, le bateau pouvait rejoindre la marina et prendre une bouée. J’ai donc espéré être à l’eau lundi… puis mardi… puis mercredi… mais il y avait chaque jour un nouveau problème.

Nous avons bien reçu les pièces commandées à Labasa, comme prévu par le bus. Thierry a remonté le guindeau.

Seulement, entre-temps, Ben est réapparu pour expliquer à Thierry qu’il était impossible de faire tourner le moteur avec le coude d’échappement actuel — exactement le contraire de ce que Stéphane avait affirmé. Nous voilà donc repartis dans l’histoire sans fin du fameux coude d’échappement.



Thierry a voulu remettre celui qu’il avait nettoyé, percé puis fait réparer par le soudeur. Mais la soudure gênait pour le fixer. Il l’a donc meulé… ce qui a repercé le coude. Résultat : retour chez le soudeur pour une nouvelle réparation. On ne s’en sortira jamais.

Pendant ce temps, Ben continue de mener Thierry en bateau avec le coude qu’il est censé avoir commandé… mais que personne n’a encore vu.

Arriverons-nous enfin à mettre le bateau à l’eau jeudi, soit six semaines après mon arrivée ? surtout que vendredi est férié , donc pas de mise à l'eau possible.

Avec quelques copains du chantier, qui connaissent le propriétaire du catamaran voisin, nous sommes aussi partis à la chasse au rat. Et nous en avons capturé un exactement de la même taille que celui retrouvé dans notre piège à glu. La bête avait déjà dévoré le grille-pain et attaqué plusieurs fils électriques !!


la mise à l'eau était prévue à 14 h , heure à laquelle le soudeur nous a rappelé pour venir chercher la pièce. Ça commençait à sentir le roussi 😮‍💨

Le soudeur voulant faire du zèle avait soudé les boulons que Thierry avait mis pour lui expliquer le problème,  donc retour à l'atelier. On a eu la pièce à 16 h et Thierry a du travailler dans l'urgence ce qu'il n'aime pas. Il a réussi à remonter le tout et comme le chantier mettait un autre bateau à l'eau ils sont resté tard pour nous ce qui était sympa.








vue mer !!

 On était à l'eau juste avant 18 h, heure à laquelle la nuit tombe. On pensait aller mouiller juste devant mais c'était sans compter sur notre poisse légendaire ! les deux moteurs ne crachaient pas d'eau donc ne refroidissaient pas 😱

On est donc resté dans la cale de mouillage pour la nuit. Stéphane 😇 est venu nous aidé. Il a réussi a réamorcé un des moteurs mais pas l'autre. 

Le lendemain Thierry a changé l'impeller qui avait grillé alors que nous avions laissé les moteurs tournés très peu de temps avant de s'appercevoir que l'eau ne s'écoulait pas. 

Impeller , le vieux et un neuf !
Et après c'est le sondeur qui ne marchait pas ... 😵‍💫🥴