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10 mai 2026

Savusavu : toujours bloqués au chantier…


la baie de Savusavu
 Une nouvelle panne apparaît dans la distribution de l’eau. Thierry va y passer quatre jours à faire et refaire des manips. Un coup ça marche, un coup ça ne marche plus. La pompe fuit, il y a de l'air dans les circuits ... Il change la pompe… et la pompe neuve disjoncte. Là, clairement, ça le rend fou.

Samedi, je décide de le laisser à son bricolage et de partir me balader en ville en stop. À mon arrivée, je tombe sur une procession d’Indiens qui chantent « Hare Krishna ». On m’explique qu’ils vont faire une distribution gratuite de nourriture au marché. Lorsque les Fidji étaient une colonie britannique, ils ont fait venir beaucoup de main-d’œuvre d’Inde pour travailler dans les plantations de canne à sucre — aujourd’hui encore, cette culture est bien présente.


Je me balade tranquillement, puis je fais la sieste sur l’herbe, à l’ombre, pendant les heures les plus chaudes… comme les locaux. Une vraie journée détente, et ça m’a fait du bien.

Vendredi, nous avions demandé au chef de chantier s’ils pouvaient exceptionnellement autoriser Ben à finir notre antifouling — il ne restait qu’une journée de travail à 3 ouvriers. Lundi, on relance : il nous dit que quelqu’un de la direction va nous appeler. Mardi, toujours rien. On rappelle, et là, une nana nous dit qu’elle ne veut rien dire au téléphone et qu’il faut passer la voir à la marina… Ça ne présage rien de bon, et ça veut dire encore perdre une demi-journée. On répondra qu’on passera plus tard, quand on sera disponibles.

Mercredi matin, je décide de m’attaquer moi-même à l’antifouling. Un déluge m’oblige à patienter, mais j’arrive quand même à faire la moitié d’une coque dans la matinée. L’après-midi, au moment où je m’apprête à reprendre, coup de fil de Ben : il viendra demain, il a pris l’assurance demandée… Allez, on veut y croire encore. Du coup, j’arrête.


on test le moteur de l'annexe. Ca marche ! Youpiiii !

c'est toujours autant le foutoire ...
Mes balades du soir sur la plage me font du bien. Si la marée est haute je vais nager. 



Vendredi, je motive Thierry pour mettre les bouchées doubles afin d’essayer de remettre le bateau à l’eau samedi. De mon côté, je termine enfin l’antifouling car nous n’avons toujours pas vu l’ombre de Ben.

Mais évidemment, un nouveau contretemps arrive : Thierry, qui avait démonté le circuit d’eau pour vérification, s’aperçoit que les roulements à billes sont morts. Et bien sûr, c’est une pièce particulière qu’on ne trouve pas à Savusavu.

Direction Labasa

Samedi, nous partons jusqu’à Labasa, la plus grande ville de l’île, à une heure et demie de route, pour essayer de trouver cette fameuse pièce. Ça me permet enfin de visiter un peu les Fidji… même si ce n’est pas en bateau.

Nous franchissons la chaîne montagneuse qui monte jusqu’à 600 mètres d’altitude. Là-haut, il y a de nombreux pins exploités pour la forêt. Puis, de l’autre côté, s’étire une grande plaine couverte de champs de canne à sucre.



Labasa n’est pas une ville particulièrement jolie, mais nous en profitons pour aller au marché et faire des courses dans un grand supermarché, un peu mieux achalandé qu’ici. Je trouve enfin des céréales comme je les aime !





leur papier à cigarette

racine de cava




Malheureusement, la pièce reste introuvable à Labasa. Mais, par chance, nous tombons sur un spécialiste qui comprend immédiatement de quoi nous parlons. Il nous commande la pièce depuis Suva, la capitale des Fidji.

La pièce doit arriver mercredi par avion, puis il la confiera à un chauffeur de bus qui vient jusqu’à Savusavu. Avec un peu de chance, nous pourrons la récupérer à la gare routière.

Un mois déjà

Cela fait maintenant un mois que je suis aux Fidji… et nous sommes toujours coincés sur le chantier.

D’autres Français sont arrivés avec un magnifique Amel. Ils sont vraiment sympathiques et, le soir, nous allons dîner ensemble en ville. Ça fait du bien de parler voyages… et pas seulement pannes et mécanique.

.

02 mai 2026

Savusavu: le chantier s'éternise

 



Enfin une bonne nouvelle… grâce à Stéphane

Le lendemain, dimanche, Stéphane — notre copain de chantier — voyant bien notre désespoir (et surtout le mien 🥴), est venu prêter main-forte à Thierry.

Et heureusement qu’il l’a fait.

En faisant tourner le moteur, ils ont finalement constaté que le fameux coude d’échappement… n’était pas bouché du tout !

C’était pourtant le diagnostic affirmé par Ben depuis le début.

Autant dire que la découverte a eu un goût amer.

En revanche, la pompe de refroidissement — que Ben n’avait même pas démontée, oups ! 😲😠— s’est révélée un peu faiblarde.

Après un bon nettoyage, elle fonctionnait déjà beaucoup mieux. Mais en réalité, le vrai problème venait surtout des tuyaux, qui étaient remplis de cochonneries.

Le moteur repart enfin

La bonne nouvelle, c’est que le moteur est désormais en état de marche grâce à Stéphane.

Un immense soulagement après tous ces jours d’attente, de doutes et de faux diagnostics.

Malgré tout, Thierry souhaite quand même remplacer le coude d’échappement.

Et, contre toute attente, il compte encore sur Ben, qui affirme maintenant qu’il va en faire fabriquer un autre…

Je dois avouer que, personnellement, ma confiance en lui est plus que limitée à ce stade.

Encore quelques obstacles

Bien sûr, tout n’est pas encore réglé.

Il reste encore quelques bricoles à faire sur le moteur, ainsi qu’à trouver l’origine de la panne électrique des pompes de cale.

Et comme si cela ne suffisait pas, nous attendons depuis hier les ouvriers de Ben, censés venir faire l’antifouling.

J’avais proposé de m’en charger moi-même pour avancer enfin.

Mais Thierry, qui a déjà payé Ben pour le travail, tient à ce que ce soit lui qui le fasse.

Nous voilà donc, une fois de plus… dans l’attente.

Entre soulagement et impatience

Cette fois, au moins, le moral remonte un peu.

Le moteur tourne à nouveau, et cela redonne un peu d’espoir.

Mais l’impatience commence sérieusement à se faire sentir.

J'ai l’impression que chaque petite avancée demande une énergie folle à Thierry, et qu’à chaque étape il faut composer avec les retards, les imprévus… et parfois les personnes peu fiables.


L’antifouling… ou l’art de faire durer

Après trois jours d’attente supplémentaires, Ben et ses ouvriers finissent enfin par arriver… vers 10h du matin !

Ils sont trois.

À ce stade, on se dit naïvement que, cette fois, ça va avancer vite. Peut-être même que l’antifouling sera terminé dans la journée.

Mais évidemment… non.

À 16h, ils s’arrêtent net.

Motif : ils doivent aller en ville.

On se dit qu’ils reprendront le lendemain.

Sauf que le lendemain… personne.

Nouvelle excuse, nouveau blocage

Ben finit par donner des nouvelles.

Cette fois, il explique que le chantier lui demande de prendre une assurance pour pouvoir continuer à travailler sur place.

Et bien sûr, il n’a pas l’argent.

Et bien sûr… il essaie encore de demander à Thierry de payer.

Là, on commence vraiment à toucher le fond.

Encore une nouvelle excuse.

Encore un nouveau retard. Je suis prête à prendre le rouleau et à finir le job !

Pendant ce temps-là…

Thierry, lui, continue de s’acharner sur les moteurs.

Même si le principal est réglé, il reste encore des problèmes électriques à résoudre. Rien n’est jamais simple, et chaque avancée semble en cacher une autre à faire.

Le chantier n’en finit plus, mais on continue de s’accrocher. On avait espéré une mise à l'eau vendredi , soit 3 semaines apres mon arrivée mais nous allons devoir passer un nouveau week end avec les mouches et le bruit ! 😢😢😢

26 avril 2026

Savusavu: toujours sur le chantier ...

 

Le chantier à côté de l'usine de copra

Cela fait maintenant 15 jours que je suis arrivée à Savusavu, et nous sommes toujours bloqués sur le chantier.

Ben, l’ouvrier fidjien qui travaille pour Thierry, nous mène clairement en bateau… mais un bateau bien à sec ! Nous n’avons toujours pas vu le fameux coude d’échappement que Thierry a pourtant payé il y a deux mois, et qu’il est censé remonter sur le moteur.



Il devait venir lundi… puis mardi… et depuis, silence radio. Thierry, reste (trop) patient, persuadé que râler ne sert à rien. Mais après que plusieurs personnes lui aient fait remarquer qu’il était vraiment trop cool, il a enfin commencé à le relancer plus sérieusement.

Résultat ? Ben a promis de venir vendredi. Il est effectivement passé… mais uniquement pour dire qu’il viendrait samedi à 8h.

Depuis, nous l’attendons toujours. Et bien sûr, il ne répond plus au téléphone.

On commence sérieusement à douter qu’il ait réellement commandé la pièce…

Garder le cap malgré tout

De mon côté, j’essaie d’avancer comme je peux pour préparer la mise à l’eau. Mais certains jours, je dois l’avouer, je perds espoir… et toute motivation.

Il reste encore tellement de choses à faire, à fixer, à résoudre — notamment toute la partie mécanique et électrique, qui n’est pas de mon ressort.

Alors je m’occupe comme je peux :

- réparation du génois, avec une nouvelle bande de tissu tissé serré pour remplacer la protection UV abîmée


je fais des pré-trous à la perceuse

- petit coup de neuf à la table, qui en avait bien besoin


- marquage de la chaîne tous les 10 mètres

et bien sûr… nettoyage, encore et toujours

L’intrus… n’était pas si petit

Nous avons fini par attraper l’intrus à bord.

Et ce n’était pas une petite souris comme on le pensait… mais un gros rat. 😱

On l’a capturé avec un piège à glue. Mais le voir agoniser comme ça m’a vraiment bouleversée. Je n’ai même pas eu le réflexe de prendre une photo — j’ai juste voulu abréger ses souffrances le plus vite possible.

On espère sincèrement qu’il n’y en a pas d’autres.

Nous avons retiré les sangles et installé un anneau autour de la chaîne pour les empêcher de grimper à bord.

Une bouffée d’air… enfin

Un après-midi, pendant que Thierry était parti seul en ville, j’ai décidé de faire une pause.

Arrêter de bosser. Respirer. Partir marcher.

Et quelle bonne idée. 😁

Je suis passée par deux petits villages, où les habitants, toujours souriants, m’ont accueillie avec de joyeux “Bula” — le bonjour fidjien.





Au fond du deuxième village, qui longeait une rivière, j’ai découvert un magnifique trou d’eau.

Impossible de résister.

Je me suis jetée à l’eau… tout habillée (je n’avais pas pris de maillot).



Un habitant, revenant de ses plantations avec deux taros et deux noix de coco, s’est arrêté pour discuter un moment. Peut-être l’effet “t-shirt mouillé”… qui sait ! 🤣😂🤣

Il m’a expliqué que cet endroit était un “healing pond”, un bassin aux vertus apaisantes pour les douleurs articulaires.

Et je dois dire… que ça va beaucoup mieux depuis. 🤣🤣🤣

Le rire des enfants s'éclatant à jeter des cailloux dans les flaques d 'eau m'a remplie de bonheur.







ceux là m'inspiraient plutôt du dégoût !


Petites découvertes inattendues

Sur le chemin du retour, je suis tombée sur quelqu’un qui cultivait des salades hors sol.

Une vraie surprise — et une découverte interessante car je n’ai pas vu l’ombre d’une salade sur le marché local.

À part quelques laitues iceberg importées… à près de 10 € pièce !



Le lendemain, je suis repartie marcher, cette fois en rejoignant la plage par la route.

Je me suis éloignée du chantier pour me baigner dans une eau un peu moins boueuse.


je n'ai croisé que des vaches sur cette belle plage de sable noir



Reprendre souffle

Ces deux petites escapades m’ont fait un bien fou.

Elles n’ont pas fait avancer le chantier…

Mais elles m’ont permis de reprendre de l’énergie, de retrouver un peu de moral — et de rencontrer quelques locaux.

 

Expédition chez Ben : la vérité éclate

En fin d’après-midi, n’ayant toujours aucun signe de vie de Ben, nous avons décidé d’aller directement chez lui, avec l’intention claire de récupérer enfin cette fameuse pièce.

Après avoir grimpé une côte bien raide, nous sommes arrivés à une maison qui s’est révélée être celle de son père.

Un jeune de la famille! nous a alors accompagnés de l’autre côté du vallon, en empruntant un passage extrêmement boueux… et donc particulièrement glissant. Une vraie patinoire en pleine nature.

Nous avons fini par arriver chez Ben.

Il nous a reçus avec le sourire, en nous offrant des clémentines fraîchement cueillies directement sur l’arbre. Le contraste avec la situation était presque comique.

Après quelques civilités, il nous a expliqué, très calmement, que la pièce se trouvait chez son père et qu’il nous l’apporterait le lendemain.

Évidemment, je lui ai demandé si le jeune qui nous avait accompagnés ne pouvait pas simplement nous la rapporter tout de suite, histoire de nous éviter de refaire ce chemin franchement casse-gueule.

Mais non.

Selon lui, il ne voulait pas lui faire faire le trajet de nuit.

Comme nous n’avions absolument aucune confiance, nous avons décidé de refaire immédiatement le chemin glissant avant la tombée de la nuit, pour retourner chez son père et récupérer nous-mêmes la pièce, soi-disant posée sur la table.

Sauf que…

La pièce n’était nulle part.

Toute la famille s’est mise à chercher dans la maison, partout, sans aucun succès.

Thierry a essayé de l’appeler, mais Ben ne répondait pas.

Il a finalement décroché au téléphone de sa sœur, qui nous l’a passé.

Son excuse ?

“Les enfants ont dû jouer avec…”

À ce moment-là, le doute n’était plus permis.

Nous avons eu la confirmation de ce que nous redoutions depuis plusieurs jours : il n’a pas la pièce que Thierry a payée.

Et surtout… c’est un sacré menteur.

La goutte de trop

Après quinze jours d’attente, de promesses non tenues, de faux rendez-vous et d’excuses improbables, la situation devient vraiment difficile à accepter.

Ce n’est plus seulement une question de retard.

C’est la sensation très désagréable d’avoir été menés en bateau depuis le début.

Et malheureusement, notre bateau à nous, lui, est toujours à sec.

il y avait de beaux Tapas dans la maison du père

et des enfants qui jouaient


19 avril 2026

Savusavu: le chantier

 La vie au chantier, loin des cartes postales



Je vous avais promis des paysages sublimes, des expériences inoubliables et un petit parfum d’aventure… mais pour le moment, je dois bien avouer que le décor est beaucoup moins glamour !

Le bateau est actuellement hors de l’eau, installé sur un chantier à une quinzaine de minutes en voiture de la ville. Autant dire que, pour l’instant, la vie ressemble davantage à un quotidien de travaux qu’à une croisière de rêve.

Les inconvénients ne manquent pas : d’abord la chaleur, car ici nous n’avons plus la moindre brise marine pour nous rafraîchir. Ensuite les mouches… omniprésentes à cause de l'usine de copra d'à coté, qui me rendrent complètement dingue ! 

Et puis il y a le détail très peu pratique : impossible d’utiliser les toilettes du bateau. Nous devons donc marcher quelques minutes jusqu’aux sanitaires du chantier. La nuit ou au réveil, une autre solution s’impose : le fameux flacon improvisé, devenu absolument indispensable !

Heureusement, tout n’est pas inconfortable. Nous pouvons nous doucher à bord et, luxe suprême, nous avons même de l’eau chaude. Pas vraiment indispensable mais agréable quand même.

La bannette, elle, est grande et très confortable. Enfin… une fois qu’on y accède ! Quand je suis arrivée, Thierry avait fixé son vélo juste devant avec des sangles. 

Chaque matin, il fallait littéralement l’escalader pour descendre de mon couchage. Mais le captain n’était pas du tout enthousiaste à l’idée de le déplacer. Heureusement, au bout du troisième jour, j’ai fini par obtenir gain de cause. Mieux encore, je lui ai trouvé une nouvelle place, bien rangée, où il ne gêne plus personne. Petite victoire personnelle, et j’en suis trop contente !!

Des bateaux sont régulièrement sortis de l'eau le temps de faire leur carénage. Les bateaux qui restent plus longtemps et en periode de cyclone sont attachés avec des sangles à des chaines fixées dans le sol. Les monocoques sont même positionnés dans des tranchées et calés avec des pneus.



C'est un peu le bordel dans le carré ! à cause du bricolage permanent j espère  ...

Le midi, nous faisons simple avec une salade. Le soir, en revanche, nous allons dîner en ville avec Stéphane, un collègue du chantier venu de Wallis. Pour une dizaine ou une quinzaine d’euros, pourquoi s’embêter à cuisiner ? C’est presque devenu notre petit rituel.

Je pensais au départ que ce passage au chantier durerait cinq ou six jours, juste le temps de refaire l’antifouling. Mais j’ai vite déchanté. Quand Thierry m’a annoncé dix jours, le moral a pris un petit coup… et depuis, la liste des travaux n’arrête pas de s’allonger.

Le principal souci reste le moteur. Pourtant, il est censé être en réparation depuis décembre ! L’ouvrier fidjien l’avait emporté chez lui pour une réparation partielle. Résultat : maintenant il démarre… mais refuse de s’arrêter, sauf à l’étouffoir directement sur le moteur. Pas vraiment idéal. L’électricien est passé deux fois, sans succès. Heureusement, Stéphane a jeté un œil, y a consacré une bonne heure et a finalement trouvé la solution. Il reste encore un coude à changer, que l'ouvrier fidjien était censé avoir fait faire mais il ne nous l'apporte pas ... On commence à avoir des doutes 🤔 ...

Pendant ce temps, deux ouvriers travaillent sur la coque pour le nettoyage et l’antifouling.

De mon côté, je ne suis pas restée inactive. J’ai entrepris un grand nettoyage de tout l’intérieur du bateau. Après plusieurs mois fermé, les parois et les plafonds s’étaient couverts de moisissures.

J’ai aussi nettoyé les hélices et réussi à réparer un problème sur la voile grâce aux précieux conseils de ma nièce, qui travaille dans le métier. Comme il y a un renfort à cet endroit, j'ai pré- percé des trous à la perceuse.



Il reste encore les bouts à nettoyer, eux aussi marqués par la moisissure.

Autre sujet de réflexion : il y a du jeu au niveau des safrans. Nous avons passé beaucoup de temps à chercher une solution. Un tourneur peut nous fabriquer des bagues, mais reste à savoir si la matière proposée conviendra vraiment. Nous avons d’ailleurs longuement cogité là-dessus… avec l’aide de l’IA ! Thierry n'a pas encore pris sa décision. 

Thierry envisage également de changer le guindeau, mais pour l’instant il ne l’a toujours pas commandé.

Et comme si cela ne suffisait pas, les pompes de cale ont elles aussi décidé de nous compliquer la vie : elles fonctionnent parfaitement… mais en continu, même lorsqu’il n’y a absolument rien à pomper. Pas top du tout !

et puis cerise sur le gâteau,  on a trouvé des crottes de souris à bord 😱 Elles peuvent faire beaucoup de dégats dans les fils électriques.

Hier, nous avons dû nous rendre à l’immigration et aux douanes pour me déclarer officiellement comme équipière. Thierry devrait obtenir son autorisation de naviguer la semaine prochaine.

Côté météo, c’est tout aussi contrasté : une chaleur écrasante dès que le soleil apparaît, mais pratiquement chaque après-midi apporte son lot de pluie.

Le plus frustrant, c’est que de chaque côté du chantier s’étendent de magnifiques plages. On les voit, elles sont là, tout près… mais impossible d’y accéder à cause de la clôture du chantier. Et de toute façon, l’eau semble assez sale.



Lorsque l'on doit aller à la marina pour des histoires administrative, c'est un vrai bol de plaisir, ca parait tellement beau , surtout la piscine. Mais on ne fait que passer ...


la marina vue d'avion




on va aussi en ville pour faire les courses

une eau de coco pour se désaltérer 


de belles langoustes pas trop cher ...


Bref, pour l’instant, on est loin des cartes postales. Mais après tout, le voyage, c’est aussi ça : les coulisses, les imprévus, les petites galères et les victoires du quotidien.

La suite, je l’espère, sera un peu plus paradisiaque !

je 
je vous avais proposé de vous faire partager des expériences et des paysages sublimes mais pour le moment je n'ai rien d'excitant a vous faire vivre.
En effet le bateau est hors de l'eau, sur un chantier à 15 minutes en voiture de la ville.
les inconvenients: la chaleur car on n'a pas la brise de mer, les mouches, qui me rendent dingue et le fait que l'on ne peut pas utiliser les toilettes. Nous devons aller aux toilettes du chantier qui sont à quelques minutes de marche. Il y  a aussi la solution de faire pipi dans un flacon ce qui est essentiel la nuit ou au réveil !
Nous pouvons nous doucher à bord et  grand luxe, nous avons de l'eau chaude.
la banette est grande et confortable. Il y avait juste un probleme pour moi surtout au réveil, il fallait escalder au dessus du vélo de Thierry pour atteindre la banette. Il l'avait fixé avec des sangles et n'était pas chaud du tout pour l'enlever ... mais au bout du troisieme jour j'ai réussi a obtenir qu'il l'enleve. Ce devait etre provisoire mais j'ai réussi à lui trouver une place bien rangé ou il ne gene pas . Trop contente !!
Nous mangeons une salade le midi mais le soir nous allons diner en ville avec Stéphane, un collegue de chantier qui vient de Wallis. Cela nous coute dans les 10 € , pourquoi s'embeter à cuisiner ? !
je pensais que le séjour sur le chantier etait une question de 5 à 6 jours le temps de faire l'antifouling mais ce n'est pas le cas. J'ai pris un coup au moral quand Thierry m'a annoncé 10 jours mais la liste des choses à faire n'arrete pas de s'allonger. 
Le moteur est le principale probleme mais ils sont sensé travailler dessus depuis décembre. Ben , l'ouvrier fidjien l'a sorti et partiellement réparé chez lui. Maintenant il démarre mais ne s'arrete pas (sauf à l'étouffoire au niveau du moteur). L'électricien est venu 2 fois mais sans succes. Heureusement, Stéphane à jeter un oeil puis passé une heure et a résolu le probleme. Il reste encore un coude à changer. 
Deux ouvriers s'occupent de nettoyer la coque et de passer l'antifouling. 
De mon coté j'ai nettoyé tout l'intérieur du bateau. les paroies et les plafonds se couvrent de moisissures lorsque le bateau est fermé pendant plusieurs mois.
J'ai également nettoyé les helices. La voile avait un probleme que j'ai réussi à reparer avec les conseils de ma niece qui est dans le métier.
Il faut nettoyer les bouts qui ont moisis.
Il y a du jeu au niveau des safrans. Nous avons donc passer beaucoup de temps pour trouver une solution. Un tourneur peut fabriquer des bagues mais la matière qu'il nous propose est elle satisfaisante. Nous avons beaucoup cogité avec l'aide de l'IA.
Thierry parle aussi de changer son guindeau mais ne l'a pas commander.
Il y a un probleme au niveau des pompes de cale. Elles fonctionnent tres bien mais en continue meme quand il n'y a rien à pomper ! Pas top !
Hier nous avons été à l'immigration et aux douanes pour me déclarer comme équipière. Thierry devrait avoir son autorisation de naviguer la semaine prochaine.
Coté méteo, il fait tres chand lorsqu'il y a du soleil mais nous avons beaucoup de pluie, pratiquement tous les apres midi !
De chaque cote du chantier il y a de belles plage mais le chantier est cloturé et il est impossible d'y acceder et en plus l'eau est assez  avais proposé de vous faire partager des expériences et des paysages sublimes mais pour le moment je n'ai rien d'excitant a vous faire vivre.
En effet le bateau est hors de l'eau, sur un chantier à 15 minutes en voiture de la ville.
les inconvenients: la chaleur car on n'a pas la brise de mer, les mouches, qui me rendent dingue et le fait que l'on ne peut pas utiliser les toilettes. Nous devons aller aux toilettes du chantier qui sont à quelques minutes de marche. Il y  a aussi la solution de faire pipi dans un flacon ce qui est essentiel la nuit ou au réveil !
Nous pouvons nous doucher à bord et  grand luxe, nous avons de l'eau chaude.
la banette est grande et confortable. Il y avait juste un probleme pour moi surtout au réveil, il fallait escalder au dessus du vélo de Thierry pour atteindre la banette. Il l'avait fixé avec des sangles et n'était pas chaud du tout pour l'enlever ... mais au bout du troisieme jour j'ai réussi a obtenir qu'il l'enleve. Ce devait etre provisoire mais j'ai réussi à lui trouver une place bien rangé ou il ne gene pas . Trop contente !!
Nous mangeons une salade le midi mais le soir nous allons diner en ville avec Stéphane, un collegue de chantier qui vient de Wallis. Cela nous coute dans les 10 € , pourquoi s'embeter à cuisiner ? !
je pensais que le séjour sur le chantier etait une question de 5 à 6 jours le temps de faire l'antifouling mais ce n'est pas le cas. J'ai pris un coup au moral quand Thierry m'a annoncé 10 jours mais la liste des choses à faire n'arrete pas de s'allonger. 
Le moteur est le principale probleme mais ils sont sensé travailler dessus depuis décembre. Ben , l'ouvrier fidjien l'a sorti et partiellement réparé chez lui. Maintenant il démarre mais ne s'arrete pas (sauf à l'étouffoire au niveau du moteur). L'électricien est venu 2 fois mais sans succes. Heureusement, Stéphane à jeter un oeil puis passé une heure et a résolu le probleme. Il reste encore un coude à changer. 
Deux ouvriers s'occupent de nettoyer la coque et de passer l'antifouling. 
De mon coté j'ai nettoyé tout l'intérieur du bateau. les paroies et les plafonds se couvrent de moisissures lorsque le bateau est fermé pendant plusieurs mois.
J'ai également nettoyé les helices. La voile avait un probleme que j'ai réussi à reparer avec les conseils de ma niece qui est dans le métier.
Il faut nettoyer les bouts qui ont moisis.
Il y a du jeu au niveau des safrans. Nous avons donc passer beaucoup de temps pour trouver une solution. Un tourneur peut fabriquer des bagues mais la matière qu'il nous propose est elle satisfaisante. Nous avons beaucoup cogité avec l'aide de l'IA.
Thierry parle aussi de changer son guindeau mais ne l'a pas commander.
Il y a un probleme au niveau des pompes de cale. Elles fonctionnent tres bien mais en continue meme quand il n'y a rien à pomper ! Pas top !
Hier nous avons été à l'immigration et aux douanes pour me déclarer comme équipière. Thierry devrait avoir son autorisation de naviguer la semaine prochaine.
Coté méteo, il fait tres chand lorsqu'il y a du soleil mais nous avons beaucoup de pluie, pratiquement tous les apres midi !
De chaque cote du chantier il y a de belles plage mais le chantier est cloturé et il est impossible d'y acceder et en plus l'eau est assez sale