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26 juillet 2026

Kia une journée pleine de joie et de partage

 





Nous avions décidé d’aller découvrir cette petite île de Kia, posée dans le lagon et presque entièrement cernée par la barrière de corail. Sur la carte, elle semblait toute proche. Mais aux Fidji, la distance ne fait pas tout : il faut aussi compter avec le vent, les récifs et les caprices de la mer.

Et ce jour-là, Éole avait décidé de nous abandonner. La navigation fut donc plutôt laborieuse, notre bateau avançant mollement sur une mer à peine ridée. Pas vraiment l’aventure dont nous rêvions !

Kia compte trois villages, mais tous les enfants de l’île se retrouvent dans celui où se trouve l’école. Ici, pas de route, pas de voiture ni de bus scolaire : les enfants arrivent par bateau, pour rejoindre leur classe.

Dès notre arrivée, nous avons été frappés par l’ambiance du village. Tout semblait paisible, presque hors du temps. La quinzaine de maisons était dispersée autour de quelques chemins de terre, et la vie s’organisait entièrement autour de la mer.

Comme souvent dans les îles fidjiennes, les rencontres furent finalement aussi intéressantes que le paysage. Derrière ce petit village isolé se cache une véritable communauté, organisée autour de l’école, des bateaux et de cette mer qui est à la fois leur route, leur garde-manger et leur horizon.

Dès notre arrivée, plusieurs dizaines d’enfants se sont précipités vers nous pour nous accueillir et nous aider à débarquer. L’un d’eux, le petit-fils du chef, nous a ensuite conduits auprès de son grand-père pour le traditionnel sevusevu, la cérémonie d’accueil.

Nous sommes le premier bateau à venir ici depuis près d’un an, et leur joie de nous voir est manifeste. Les enfants sont incroyablement affectueux et ne nous quittent plus. Je commence alors la distribution des petits cadeaux que j’avais apportés : bijoux de pacotille, ballons et bonbons. Autant dire que le succès est immédiat !


Nous prenons rendez-vous pour le lendemain avec le chef afin de grimper au sommet de l’île et découvrir un vieux canon offert par les Anglais.

Le chef, qui est d’ailleurs plus jeune que moi, nous annonce avec un grand sourire que son petit-fils nous servira de guide… car lui, il trouve que c’est trop dur !

Nous allons vite comprendre pourquoi.

Sans notre petit guide, nous n’aurions probablement jamais trouvé le chemin. Et pour cause : il n’y en a pas !

Nous nous lançons dans une véritable expédition à travers la végétation. Par endroits, il faut escalader, ailleurs se frayer un passage entre les branches ou avancer en essayant de ne pas glisser. Plusieurs enfants nous accompagnent et la grimpette se transforme rapidement en joyeuse partie de rigolade.

Au début, je me laisse volontiers prendre au jeu et accepte leurs petites mains pour m’aider à grimper. Mais lorsque la pente devient vraiment raide, je préfère assurer moi-même mes prises. Hors de question de risquer d’entraîner un enfant dans ma chute !

Eux, en revanche, grimpent comme des cabris, pieds nus, sans la moindre hésitation, et semblent s’amuser énormément de nous voir lutter dans cette jungle.

Le canon est finalement là-haut, mais ce n’est pas vraiment lui qui m’intéresse le plus. La récompense est surtout la vue magnifique qui s’ouvre sur l’île et le lagon.

Et nous allons être doublement récompensés : depuis le sommet, nous apercevons deux baleines au large !

L’après-midi, les enfants décident qu’ils veulent visiter notre bateau. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu que nous allions les chercher : pendant que nous faisions une petite sieste, ils se sont fait déposer directement à bord !

Pour eux, monter sur un bateau comme le nôtre est une véritable découverte. Ils observent tout avec de grands yeux, touchent à tout et semblent fascinés par ce nouvel univers.

Nous leur préparons du pop-corn. Ils adorent. Mais lorsqu’ils découvrent qu’on peut mettre du miel dessus, c’est carrément l’enthousiasme général !

Ils ont ensuite très envie de se baigner depuis le bateau, mais aucun n’ose sauter à l’eau. Il suffit qu’Andrew leur montre l’exemple pour que, soudain, ce soit l’euphorie ! Les voilà tous dans l’eau.

Nous partons ensuite faire un petit snorkeling. Les coraux sont magnifiques et, cette fois encore, les enfants nous accompagnent. Pour certains, c’est la toute première fois qu’ils mettent un masque et découvrent les fonds sous-marins.

Leurs yeux s’agrandissent de surprise lorsqu’ils comprennent qu’ils peuvent voir sous l’eau, plus clairement qu'en ouvrant les yeux sous l'eau. Pour eux, c’est une véritable découverte !

Puis les enfants donnent quelques appâts à Andrew. Celui ci commence par en faire cuire pour les manger. Il est fou ! Nous n'avons aucune idée depuis quand ils ont été pêchés 🤮🤢 ?? Puis, au coucher du soleil, les voilà partis à la pêche. Ils rentreront bredouille mais Andrew est impressioné par leur agilité !

En raccompagnant les enfants au village, nous sommes invités à partager le dîner avec le chef et sa famille.

Quelle journée !

J'ai fait un petit montage pour résumer la journée:

Une journée comme on les aime, faite de rencontres, de découvertes et de petits moments simples , de beaucoup de joie mais aussi beaucoup de bruit et donc bien fatiguante 😉

Dimanche… et départ précipité !

Le lendemain est dimanche. Et, pour être honnêtes, nous ne nous sentons pas vraiment capables d’endurer encore deux heures de messe !

Mais surtout, le dimanche est un jour très particulier ici. La tradition veut que l’on ne travaille pas, que l’on ne joue pas, que l’on ne nage pas, que l’on ne marche pas et que l’on ne pêche pas et peut être plus encore ... 🤪😊 ???

Nous décidons donc de lever l’ancre, au grand regret du chef. Il aurait pourtant bien aimé qu’Andrew lui donne un petit coup de main pour réparer son panneau solaire.

Le problème, en plus du manque de temps, c’est que le gouvernement fidjien a instauré une amende de 4 000 € 😱 pour les plaisanciers qui effectuent des réparations dans les villages, alors qu’elles sont faites gratuitement. L’argument est que cela enlèverait du travail aux habitants.

Nous avons pourtant rencontré plusieurs villages où les habitants attendent désespérément qu'un technicien vienne les dépanner. Certains attendent depuis plus de six mois, et parfois même depuis un an !

Difficile de ne pas trouver cela un peu paradoxal…

Nous quittons donc Kia avec un petit pincement au cœur, après cette parenthèse hors du temps et cette incroyable journée passée avec les enfants.


23 juillet 2026

Labasa: les joies de l'administration !

 


Nous serions bien restés quelques jours de plus dans ce village si accueillant, mais il fallait reprendre la mer.

Une escale utile où nous avons remonté une rivière en dingy afin de faire notre lessive 🤣😂🤣



Avant de poursuivre notre route, Andrew tenait absolument à retrouver un village où il était venu, seize ans plus tôt, installer des panneaux solaires dans une école.

Après une courte navigation, nous avons de nouveau franchi le récif pour aller explorer ce qui semblait être le bon endroit. C'était le dernier village au bout de la route. Malheureusement, ce n'était pas celui qu'Andrew recherchait car en 16 ans la route avait progressée !



Qu'importe ! L'accueil y fut, une fois de plus, particulièrement chaleureux.


Une fois par semaine les femmes se réunissent pour travailler ensemble ; elles préparent les feuilles de pandamus qu'elles font sécher pour le tressage et comme papier à cigarette.





tressage des nattes



ces pecheurs nous ramène à notre annexe
Nous découvrons que deux petites îles voisines appartiennent à des Américains.

La première est la propriété d'un homme très fortuné. L'île est magnifiquement entretenue par plusieurs employés. Son propriétaire était absent, mais le gardien nous a gentiment fait visiter les lieux. Un petit paradis impeccablement entretenu.






La seconde appartient à Tim, un personnage dont tous les habitants nous parlent avec affection. Arrivé autrefois en voilier, il avait passé beaucoup de temps à aider le village en installant l'eau courante et des toilettes. En remerciement, les habitants lui avaient offert une île !

Il y avait ensuite créé un atelier de réparation de moteurs hors-bord ainsi qu'une petite boutique. Son voilier a malheureusement coulé lors d'un cyclone. Sa femme est repartie et il a refait sa vie avec une femme du village, qui vit aujourd'hui seule sur l'île car Jim est décédé. 

Nous sommes allés lui rendre visite. Une rencontre simple et touchante, comme les Fidji savent si bien en offrir.


En rentrant, nous retrouvons deux pêcheurs du village. Ils tiennent absolument à nous offrir... le seul poisson qu'ils ont réussi à attraper de la journée !

Encore une belle démonstration de la générosité fidjienne.

Nous refusons mais pour les remercier, nous les invitons à boire le thé à bord. Ils apprécient la visite mais tout particulièrement les biscuits !

En discutant, nous apprenons qu'ils ne boivent plus d'alcool depuis leur conversion religieuse. Enfin... je ne sais plus exactement à quelle religion ils appartiennent. Il paraît qu'il y en a quatre différentes dans le village !

Le lendemain, changement complet d'ambiance.

Il nous faut rejoindre Labasa, car le visa d'Andrew expire dans une semaine.

Depuis 3 semaines, il essaie désespérément de régler sa demande de prolongation en ligne. Plusieurs cartes bancaires, plusieurs navigateurs Internet... toujours le même résultat : paiement refusé.

De mon côté, j'avais reçu un e-mail m'informant que ma prolongation de visa avait été acceptée. Il ne me restait plus qu'à me présenter dans un bureau de l'immigration pour finaliser la procédure.

Nous pensions devoir faire quatre heures de bus aller-retour jusqu'à Savusavu, avant de découvrir, avec soulagement, qu'il existait également un bureau d'immigration à Labasa.

Bonne nouvelle !

Lorsque nous arrivons dans cette zone plus fréquentée et qu'il est important de bien voir devant, voilà comme le barre: 

Nous avons tenté de remonter la rivière en voilier jusqu'à la ville... jusqu'au moment où nous avons touché le fond vaseux près de l'embouchure. Fin de l'aventure !

Nous avons donc laissé le bateau sur place et poursuivi le lendemain en annexe. Une bonne heure de remontée de rivière avant que la mangrove laisse progressivement place aux habitations.

remarquez le poisson qui court sur l'eau ! Stylée la photographe !! 😜


Nous attachons le dinghy près du pont... avant de réaliser que l'endroit semble servir de lieu d'échanges de drogue. Pas vraiment idéal pour laisser notre embarcation ! Nous trouverons un peu plus tard un endroit beaucoup plus rassurant et en plus, plus pratique.

Direction le bureau de l'immigration.

Les agents paraissent d'ailleurs assez surpris d'apprendre que nous sommes arrivés... en voilier puis en dinghy !

Andrew me laisse passer la première, persuadé que ce sera une simple formalité.

Eh bien... pas du tout !

Je découvre que l'administration m'a accordé une "prolongation" de visa... jusqu'au 2 août, alors que mon premier visa était valable jusqu'au... 8 août !

Une prolongation qui raccourcit mon séjour... il fallait y penser !

La raison ? Mon billet d'avion retour est prévu le 2 août.

Pourtant, j'avais justement attendu d'obtenir mon extension avant de modifier mon vol. Et si je décidais finalement de repartir en bateau ? Manifestement, cette logique ne semble pas être celle de l'administration fidjienne.

L'agent de Labasa ne peut rien décider lui-même. Mon dossier doit repartir auprès du "grand chef" de l'immigration des Fidji, comme nous l'appelons désormais. On doit m'appeler; seulement petit problème, nous n'avons pas souvent la 4G dans les coins perdus où l'on va ... 🤔🫡😏😵‍💫😕🙃

Le cas d'Andrew, en revanche, est réglé beaucoup plus rapidement. Les agents connaissent parfaitement les problèmes de paiement sur leur site Internet. Il règle donc directement en espèces et sa demande est enregistrée. Ils peuvent mettre jusqu'à vingt-et-un jours pour donner une réponse, mais en attendant il est autorisé à rester légalement dans le pays.

Après plus d'une heure passée dans les bureaux, nous repartons finalement satisfaits : la balle est désormais dans leur camp et nous pouvons continuer notre navigation.

Il reste cependant une petite inquiétude : le passeport d'Andrew expire dans seulement trois mois. Nous espérons que cela ne posera pas de problème pour l'obtention de la prolongation. Sinon... ce sera probablement un retour anticipé vers l'Australie.

Avant de repartir, nous profitons de notre passage à Labasa pour faire quelques courses : un peu de nourriture, mais surtout du matériel technique pour le bateau. Les escales administratives sont rarement les plus passionnantes... mais elles font aussi partie du voyage !

un baliste acheté au marché qui finalement n'était pas terrible


19 juillet 2026

Navigation sportive et village isolé

 

Les vents catabatiques continuaient de souffler entre 25 et 30 nœuds dans notre beau mouillage.

Nous avions déjà fait le tour des balades autour de la baie, et ce n'étaient certainement pas les 30 nœuds annoncés qui allaient empêcher Andrew de partir. Comme il le dit souvent : « C'est un voilier, c'est fait pour naviguer quand il y a du vent ! »

Nous avons donc levé l'ancre à 11 heures. Trop tard, comme d'habitude… Mais, d'un autre côté, la décision avait été prise le matin même et Andrew avait dû faire quelques bricolages sur le moteur.

Notre objectif était de contourner Vanua Levu par le nord. Ce n'est pas un itinéraire classique. Peu de navigateurs l'empruntent, ce qui est probablement une des raisons pour lesquelles Andrew avait envie de le faire.

J'ai beaucoup aimé cette navigation, même si la mer était très agitée. Le pilote automatique était toujours en panne, malgré tous les soins qu'Andrew lui avait apportés la veille. J'ai donc joué pleinement mon rôle d'équipière et j'ai barré pendant les six heures de navigation.

Pendant ce temps, Andrew ne chômait pas. Il passait son temps à hisser, réduire et régler les voiles afin de gagner le moindre nœud et d'arriver avant la nuit. Il allait même régulièrement à l'avant, près du mât, sans harnais malgré les 30 nœuds de vent… Pas vraiment raisonnable, mais il est comme ça. C'est son bateau et sa façon de vivre. J'ai bien tenté de lui suggérer de s'attacher, mais ma remarque est tombée à l'eau… Heureusement que ce n'est pas lui !

Nous avions un vent établi à 25 nœuds avec des rafales dépassant parfois les 30. Pendant près de quatre heures, nous avons navigué au près et je me suis régalée à la barre. C'était extrêmement physique ! Il fallait mobiliser tous les muscles pour lutter contre les éléments qui rendaient la barre particulièrement dure.

Après avoir contourné la pointe de l'île, nous sommes passés vent arrière et la barre est devenue beaucoup plus facile

Une magnifique journée de voile, comme nous les aimons ! Je crois avoir passé avec succès le test de la coéquipière. Je ne vois vraiment pas comment Andrew aurait pu gérer cette navigation en solitaire sans pilote automatique.

Comme nous étions partis trop tard, il nous aurait encore fallu une heure de navigation supplémentaire pour atteindre notre destination avant la nuit. Nous avons donc décidé de nous arrêter dans une petite baie qui n'était indiquée comme mouillage sur aucune des applications de navigation.

L'entrée n'était pas évidente : un passage étroit, 25 nœuds de vent, du courant… Mieux valait rester concentrés et surtout ne pas arriver de nuit pour éviter les récifs. Il n'y avait personne aux alentours, aucun signe de village.


Le lendemain matin, au réveil, nous apercevons pourtant quelqu'un debout sur un ancien ponton presque entièrement détruit. En regardant Google Maps en mode satellite, nous distinguons ce qui pourrait être un petit village caché derrière la végétation.

Nous décidons de débarquer, pensant y passer une petite heure avant de reprendre notre route.

En réalité, la personne qui nous attend est le fils du second du village. Son père l'avait envoyé nous accueillir… et il patientait depuis six heures du matin, soit déjà trois heures !


Nous sommes reçus comme des rois. Aucun voilier ne s'était arrêté ici depuis trois ans !

Nous faisons le sevusevu avec le chef du village, qui est le frère de notre hôte Ilina. C'est d'ailleurs lui qui deviendra le prochain chef. L'actuel chef est très âgé et en mauvaise santé. Il préside la cérémonie assis sur son déambulateur, une image qui nous touche beaucoup.

Nous sommes ensuite invités à prendre le thé chez Ilina, accompagné de petits pains tout juste sortis du four, préparés par sa femme Sina. Il n'y a rien à mettre dessus, ni confiture, ni beurre mais c'est déjà un véritable luxe pour eux. Je réalise à quel point nous avons développé des habitudes de confort que nous considérons comme normales.

Nous n'avions pas réalisé que nous étions dimanche. Or, ici, le dimanche est consacré à la messe. Il est meme interdit de nager de randonner et les enfants ne sont pas sensés  jouer !

Sina décide de nous rendre présentables. Apres m'avoir prêté  une robe, elle me donne sa trousse de maquillage, insiste pour que je mette du gel dans mes cheveux, du rouge à lèvres et même du parfum !

Quant à Andrew, elle tient absolument à ce qu'il passe un coup de peigne dans ses cheveux… ce qui, je crois, ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps !

Nous sommes tout beau

La messe dure… deux heures !

Mais les chants sont magnifiques et l'ambiance est très chaleureuse.

À la fin de l'office, le pasteur nous invite à partager le repas communautaire. Ce repas n'a lieu qu'un dimanche par mois… et, sans le savoir, nous étions arrivés précisément le bon jour. Quelle chance !





Le petit magasin à ouvert et j'ai offert une glace maison à tous les enfants







Nous leur avons apporté des cabosses de cacao. Ils mangent l'enveloppe blanche autour des fèves 

Le village est tellement isolé que la route ne va pas jusque-là. Les enfants rejoignent l'école en bateau. Leur anglais est encore limité, ce qui rend les conversations parfois compliquées. Ils ont aussi cette adorable habitude de répondre "yes" à presque toutes les questions, même lorsqu'ils n'ont pas compris.

Après un moment de repos, pendant lequel Andrew discute avec les enfants du village, nous retournons au bateau.

En fin d'après-midi, Andrew souhaite retourner au village pour offrir du matériel de pêche dont ils avaient besoin… et bien sûr partager un peu de kava.

J'étais fatiguée et j'ai hésité. J'avais déjà pris beaucoup de retard dans l'écriture du blog. Puis je me suis dit qu'il fallait profiter de toutes les expériences qui s'offrent à nous. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve.

Finalement, nous n'étions que quatre autour du grand bol de kava. Une fois le premier terminé, Ilina en prépare un second alors qu'ils ne sont plus que deux à en boire. Andrew commence sérieusement à saturer, mais Sina nous rassure en riant : son mari, lui, boit cette quantité tous les soirs !

Quelle journée extraordinaire !

Une succession de décisions prises au dernier moment, un mouillage improvisé, un village oublié, des rencontres d'une incroyable générosité…

Merci à notre bonne étoile de nous avoir conduits jusqu'ici.