Nous avons quitté la magnifique baie de Viani en direction de Savusavu. À ma grande surprise, nous n'avons levé l'ancre qu'à 14 h 30. Il est plus frequent de partir tôt le matin afin de ne pas arriver de nuit. La matinée s'est écoulée tranquillement : une longue promenade sur la plage, puis Andrew est allé nettoyer la coque du bateau d'un de ses amis avec le reste de sa bouteille de plongée, pendant que je préparais le déjeuner.
Au menu, exactement la même chose que les cinq jours précédents : poisson, taro et baïlé, ces espèces de feuilles vertes que les locaux mangent. Andrew, qui revenait des îles isolées des Lau du Sud, n'avait pratiquement plus de provisions. Nous avons donc fait avec ce que nous avions pu acheter localement, tous cela bouilli pas vraiment de la haute cuisine.
La météo annonçait entre 10 et 15 nœuds de vent. Nous pensions mettre une dizaine d'heures pour rejoindre Savusavu. En réalité, le vent soufflait bien plus fort : le plus souvent entre 20 et 25 nœuds, avec des rafales dépassant les 30 nœuds. Le bateau filait à une belle allure, entre 7 et 8 nœuds, ce qui était grisant... beaucoup moins pour mon estomac !
Vers 22h 30 nous arrivions au niveau du Cousteau Resort. Fatigué, Andrew décida de s'arrêter là plutôt que de poursuivre jusqu'à Savusavu. À peine le mouillage assuré, nous avons filé nous coucher.
Le lendemain matin, une petite surprise nous attendait sur le pont : un minuscule poisson volant s'y était échoué pendant notre navigation.
Andrew m'a proposé très sérieusement de le partager avec lui. J'ai décliné l'offre sans la moindre hésitation, préférant mes toasts & marmelade 😜. Le poisson a donc fini son voyage par un bref passage au micro-ondes avant de devenir... le petit-déjeuner d'Andrew.
Quelques heures plus tard, il n'était pourtant pas dans sa meilleure forme. Nous pensons cependant que ce n'était pas le poisson volant le responsable, mais plutôt les huîtres qu'il avait ramassées et dégustées la veille sur la plage, près des habitations.
Andrew a un côté Robinson Crusoé très développé. Dès qu'il trouve quelque chose de comestible dans la nature, il lui semble indispensable d'y goûter. Poissons, coquillages, fruits sauvages... tout est prétexte à une expérience culinaire. Jusqu'à présent, son estomac s'en était plutôt bien sorti. Cette fois, il semblait lui rappeler que la prudence a aussi sa place dans les aventures maritimes !
Finalement, nous sommes restés trois jours dans ce petit coin de paradis. L'endroit était agréable et Andrew souhaitait retrouver une amie rencontrée en novembre dernier.
Après une heure de marche sur la plage jusqu'à son village, nous avons appris qu'elle travaillait dans une maison proposée sur Airbnb. Nous avons donc repris la route et l'avons finalement retrouvée dans une superbe propriété dominant le lagon et le récif.
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| la cousine qui préparait les fleurs pour la messe nous a renseigné |
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| le cimetière |
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| statue scultée dans une fougère arborescente |
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| la vue de la villa |
Elle était ravie de revoir Andrew. Elle nous a conseillé de rendre visite à son frère, qui habitait sa maison familiale, ainsi qu'à sa fille, mariée à un Américain et propriétaire d'une magnifique maison. Malheureusement, cette dernière était absente.
Son frère, lui, nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse. Il nous a servi du thé accompagné de crêpes qu'il avait préparées le matin même. Elles étaient épaisses et bien généreuses en huile, mais elles ont eu le mérite de remplir agréablement mon estomac !
Sur notre chemin de retour il nous a fait visiter son jardin et nous a cueilli quelques papayes bien mûres.
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| tentative de reception de la papaye ! |
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| la maison de sa fille |
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| Plants de Kava |
Nous avons fait quelques aller et retour en bus ou en stop jusqu'à Savusavu afin d'acheter de quoi nous nourrir 😃 ainsi qu'une visite au bureau d'immigration pour m'enregistrer sur ce nouveau bateau. En fait nous avons eu confirmation que ce n'était plus nécessaire, la loi ayant changée.




















