J’ai choisi de faire escale à Sydney afin de couper un peu ce très long retour. Je n’y passe que deux nuits, car les hôtels sont hors de prix, même en choisissant une formule avec salle de bain partagée. Mais bon, après plusieurs mois de navigation, une escale à Sydney, ça se mérite !
J’atterris à 22 h 30, soit minuit et demi à l’heure des Fidji. Mais, curieusement, je suis encore en pleine forme. Alors, je prends le métro rapide qui m’emmène en ville. L’hôtel est annoncé à cinq minutes à pied de la station… ce qui doit être vrai, à condition de prendre la bonne sortie !
Évidemment, je ne prends pas la bonne.
Me voilà donc à déambuler dans Sydney avec mon gros sac de 27 kg, à la recherche de mon hôtel, avec en prime quelques escaliers histoire de pimenter la balade. J’avais pourtant essayé de laisser mon sac à l’aéroport, mais la consigne était fermée. Tant pis, je vais faire du tourisme… version haltérophilie.
Je finis par trouver l’adresse, mais pas l’entrée. À la place, je découvre un pub, un couloir en impasse avec des machines à sous et des jeux… mais aucune trace d’un hôtel ! Quelqu’un finit par m’expliquer que je dois entrer dans le pub : c’est là que se trouve la « réception ».
Je pensais que c’était uniquement parce qu’il était tard. Pas du tout ! En fait, il n’y a tout simplement pas de réception.
Le barman me conduit à ma chambre, deux étages plus haut. Et, heureusement, il m’aide à monter mon énorme sac, car bien sûr, il n’y a pas d’ascenseur.
J’ouvre la porte… et là : la chambre n’a pas été faite !
Après quelques vérifications, un coup de téléphone à la chef et beaucoup d’excuses, tout le monde se montre adorable. On me propose même de m’offrir un verre au bar le temps que la chambre soit préparée.
Et voilà comment je me retrouve, à deux heures du matin, à siroter tranquillement un cider dans un pub de Sydney !
Finalement, la chambre est très bien : un petit réfrigérateur, une bouilloire et surtout… un vrai lit ! Une des salles de bain est juste en face de ma chambre, ce qui me permet de m’y rendre dans une tenue très légère : nue, enveloppée dans une serviette certes un peu courte.
Je me fais alors la réflexion qu’il vaut mieux surtout ne pas oublier la clé dans la chambre. Parce que devoir redescendre au pub dans cette tenue pour demander de l’aide aurait certainement constitué un souvenir mémorable pour les clients… et surtout pour moi !
J’ai donc vérifié deux fois que j’avais bien la clé.
Quel bonheur de retrouver des draps propres, secs, qui ne sentent ni l’humidité ni le sel, et un grand lit bien moelleux ! Un vrai régal. Et que dire de la douche à l’italienne avec de l’eau chaude à volonté…
Voilà les joies du retour à la civilisation et au confort ! Pas besoin d’un hôtel quatre étoiles pour savourer ces petits plaisirs. Après plusieurs mois sur un bateau, un lit sec et une douche chaude peuvent prendre des airs de palace.
Sydney au fil de l’eau
Le lendemain, je pars à la découverte de Sydney. Pas de programme précis, pas de liste de monuments à cocher : je décide simplement de déambuler et de profiter de la ville.
C’est dimanche, il fait un temps superbe, avec une température très agréable de 18 °C. Les familles se promènent, les sportifs courent, les terrasses sont animées… Bref, Sydney profite tranquillement de son dimanche.
Je prends ensuite un bateau — un vrai transport en commun, pas une excursion touristique — pour aller jusqu’à Manly Beach. Une excellente façon de découvrir la ville depuis la mer et d’avoir une jolie vue sur la baie.
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Manly est une grande plage tournée vers l’océan, qui semble être the place to be le dimanche. Il y a des surfeurs, des plongeurs et même quelques courageux baigneurs, malgré une eau qui doit être autour de 16 °C. Pour moi, c’est comme une belle journée d’hiver chez nous : très agréable pour se promener, mais pas forcément pour aller se jeter à l’eau !
Dans les parcs, et même en ville, je croise les fameux ibis blancs, qui semblent avoir parfaitement adopté la vie citadine.
Sur la plage, ce sont les mouettes argentées qui m’amusent. Elles tentent régulièrement de me chaparder mon sandwich avec cette assurance propre aux oiseaux qui savent pertinemment que les humains finissent toujours par céder surtout moi 😉.
Quelques cormorans sont également installés sur les rochers, imperturbables devant toute cette agitation.
The Rocks, un petit bout d’histoire
Le lendemain matin, je dois attendre que le pub ouvre à 10 heures pour pouvoir y laisser mes bagages. Cela me laisse quatre heures pour découvrir The Rocks, le quartier historique de Sydney.
The Rocks est l’un des plus anciens quartiers de la ville. C’est ici, près de Sydney Cove, que s’installèrent les premiers colons britanniques en 1788, avec l’arrivée de la First Fleet. Le quartier s’est développé autour du port, avec ses petites rues, ses bâtiments en grès et ses anciennes maisons. Il a connu une histoire mouvementée, entre marins, ouvriers, pubs et entrepôts, avant de devenir aujourd’hui l’un des quartiers les plus touristiques de Sydney.
Je me balade donc tranquillement dans ses ruelles, entre les vieilles pierres et les bâtiments modernes qui rappellent à quel point Sydney mélange histoire et modernité.
Jz fais un petit tour sur le Harbourg bridge pour voir la vue.
Puis il est temps de récupérer mes bagages et de reprendre la route… enfin, plutôt les airs !
Et ça repart pour un tour !
Je suis heureusement arrivée très en avance à l’aéroport international. Et j’ai bien fait, car je découvre alors que le comptoir de Qatar Airways n’ouvre qu’un quart d’heure avant le départ de mon vol ! 🤔😕😨
Au moment du changement de mon billet, on m’a ajouté une escale à Adelaide. Sauf que le vol pour Adelaide est un vol intérieur, opéré par Virgin Australia. Je dois donc changer d’aéroport.
Pas de panique : un bus gratuit relie les deux terminaux. Une petite aventure supplémentaire, mais rien de bien compliqué.
Le vrai problème arrive à l’enregistrement.
Mon sac pèse 27 kg et j’ai droit à… 25 kg.
L’hôtesse se montre totalement intraitable. J’ai beau retirer des affaires, rien à faire : elle ne veut rien savoir. Mes affaires commencent donc à s’empiler sur le sol autour de moi. À ce rythme-là, je vais finir par voyager avec mes vêtements sous le bras !
Et c’est alors qu’une passagère adorable me tend un sac de courses.
Génial !
Je fourre tout ce que je peux dedans, façon déménagement express. Finalement, mon sac affiche 25,1 kg… et, miracle, elle accepte de l’enregistrer !
Heureusement, malgré le changement de compagnie, mon bagage est enregistré directement jusqu’à Nice. Est-ce qu’il arrivera vraiment ? Mystère… Mais bizarrement, dans ce sens-là, je suis beaucoup plus sereine. Après tout, si mon sac décide de prolonger un peu ses vacances, il aura peut-être de bonnes raisons !
Allez, c’est parti pour un très, très long voyage.
Deux heures de vol jusqu’à Adelaide, puis quatorze heures jusqu’à Doha, et enfin six heures jusqu’à Nice.
Avec les escales et les trajets entre les aéroports, cela me fait environ 34 heures de voyage !
Mais ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ?
À ce rythme-là, je devrais bientôt retrouver mes vingt ans ! 😉





























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